lundi 21 avril 2014

Printemps

Au printemps, j'ai l'impression d'enlever des couches. Il semble que l'hiver m'enveloppe d'un manteau blanc. J'enfile les couches les unes après les autres pour me protéger. Les sons sont feutrés. Le blanc est partout. Que c'est beau, et que cela devient lourd quand les couches s'accumulent.

Au printemps, les couches tombent, naturellement. La nature libère ses odeurs. L'eau, la terre imbibée, les feuilles se transformant en humus. Je prends une grande respiration...et une couche de tombée!

Les sons changent et plusieurs musiques se font maintenant entendre. Les oiseaux gazouilles. Les grenouilles chantent à la brunante. Les ruisseaux gonflent leurs cours et crient de tout coeur. J'arrête, j'écoute...une autre couche de tombée!

Les crocus pointent leur nez. Que de belles couleurs! Les fleurs sauvages se taillent aussi tranquillement une place au soleil. Ce soleil qui nous réchauffe désormais. On y dirige notre visage pour l'absorber tout entier. Une couche qui fond!

Je souris aisément. Les gens répondent sans hésitation. Le coeur se gonfle de bonheur...et une autre couche qui s'envole dans le vent!

On s'étire, on respire et on sourit à la vie.
Quelle magnifique saison que le printemps!








jeudi 27 mars 2014

Tunisie - dernières réflexions

Mon voyage en Tunisie avec ma famille (mon chum et mes deux ados) m'a permis de poser plusieurs constats. Premièrement, malgré nos différences, nous sommes bien ensembles. Nous avons passé douze jours à se côtoyer de très près tout en se respectant. Nous avons su partager nos opinions, rire de nous-mêmes, prendre des décisions communes et négocier les aléas du voyage avec une pointe de philosophie et d'humour.

Ensuite, je suis fière de mes ados. Nous nous laissons happés par la vie quotidienne qui exige des négociations constantes. Le voyage permet de prendre une pause et d'observer les réactions de nos proches dans un contexte totalement différent. Mes ados sont autonomes. Ils ont une opinion. Ils évoluent bien dans l'incertitude et négocient les changements avec aisances. Ils sont polis et respectueux de la diversité culturelle. Ce sont mes anges.

J'ai réalisé à quel point Stéphane et moi abordons la vie différemment et comment cela peut être agréable. Au lieu de chercher le compromis, nous nous laissons l'espace de vivre nos expériences à notre manière. Nous nous retrouvons toujours au détour et la vie n'en est que plus belle.

Finalement, en quelques mots, j'ai une belle famille. Je suis entourée de personnes formidables qui enrichissent ma vie. Je suis reconnaissante de pouvoir les accompagner dans leur développement. D'être présente pour eux, me rend heureuse.

Voyager est un moment intense que je vis pleinement au présent. En Tunisie, ce fut un film en accéléré que je me remémorai longtemps pour le savourer dans tous ses détails.

La famille que j'admire
Vous pouvez voir toutes les photos de notre voyage sur mon site Flickr à www.flickr.com/photos/phanie2/sets.

Phanie xx

dimanche 16 mars 2014

Tunis (médina) - vignette 11/12


Nous avons voyagé en famille en Tunisie du 26 décembre 2013 au 8 janvier 2014, avec nos deux ados de 15 et 16 ans. Le voyage a été magnifique et en voici le récit, en douze parties, en rafale.

Jour 11: Tunis (médina)
Nous avons le temps de jaser aux détours de repas et pauses café ou thé. Les voyagent éveillent les envies de découvertes. Alexandre aimerait se rendre en Asie. La culture l’attire. Félix-Antoine lorgne plutôt vers le nord de l’Europe. L'envie de découvrir d'autres us et coutumes, peut-être de celles qui leur ressemble davantage.

C’est la journée de marchandage ! Nous négocions serrés afin de ramener nos souvenirs aux meilleurs prix. Alexandre intègre rapidement les notions de marchandage et il repart rapidement avec un jeu d'échec. Une leçon apprise: quand tu commences à négocier c'est parce que tu veux l'objet de ta négociation. Tu ne peux refuser l'achat si le vendeur te donne ton prix! Félix-Antoine se laisse toucher les habilités des vendeurs à nous faire sentir coupable de baisser les prix. Et ils sont très habiles!Nous quittons la médina satisfaits sauf Félix-Antoine qui n'a pas négocié son cheval monté d'un cavalier. Nous reviendrons en fin de journée.

Plus traditionnel...
Petit saut à Sidi BouSaïd, quartier de la ville tout de bleu et de blanc, en bord de mer. Selon la légende, les portes et les fenêtres sont bleues parce que les moustiques n'aiment le bleu. Nous revenons rapidement, après avoir pu admirer quelques dauphins en mer, près du quai.

...et plus européen
Épuisée, je préfère profiter de la terrasse pendant que les trois hommes s'aventure à nouveau dans la médina. Je suis assise sur la grande place et j'observe les passants. La diversité des habillements est impressionnante, des plus traditionnels aux plus contemporains. Les jeans skinny et les pantalons moulants sont même courants! Mes plus beaux sujets sont mes trois heures qui reviennent le sourire aux lèvres. Félix-Antoine a négocié son cheval au même stand que le matin. Tenace, ça fait deux jours qu'il négocie. Alexandre a cogné le coup final en faisant valoir que les chevaux sont la passion de Félix-Antoine. Tout le monde a ses souvenirs!

Nous discutons des moments forts du voyage sur la terrasse en savourant un breuvage chaud (hé oui, le temps frais est de retour!). C'est un moment parfait. Je suis heureuse d'avoir vécu ce voyage en famille, avec mes deux grands gars et mon amoureux.

Derniers moments au café




vendredi 7 mars 2014

Tunisie (Tunis) - vignette 10/12



Nous avons voyagé en famille en Tunisie du 26 décembre 2013 au 8 janvier 2014, avec nos deux ados de 15 et 16 ans. Le voyage a été magnifique et en voici le récit, en douze parties, en rafale.


Jour 10 : Musée Bardo et médina
Fresques du musée Bardo
Aujourd’hui, le temps est maussade voir pluvieux et nous décidons de visiter le musée Bardo. Quel musée ! Situé dans un ancien palais, les salles sont immenses. La majorité des salles sont dédiées aux mosaïques qui sont souvent grandioses. Une section présente toutefois l’ancien palais tout aussi magnifique. Nous ouvrons grands les yeux!

Sandwich maison dans la médina
À la sortie du musée, nous nous dirigeons vers la médina. Il y a toujours autant de monde et les étales sont aussi pleins. Comment font-ils pour tenir autant marchandise en magasin et tout de même faire des profits ? Alexandre me passe aussi la remarque. Nous sommes dans une autre époque et pourtant nous venons tout juste de quitter la modernité quelques rues plus loin - avec ses aires d’avenues européennes et de cafés stylés. Les rues sont étroites, différentes odeurs imprègnent l'air l'une après l'autre, les gens parlent fort dans plusieurs dialectes, le sol est inégale sous nos pieds: c'est une expérience sensorielle complète!

La pluie nous chasse définitivement des rues et nous faisons une pause lecture à la chambre. Nous sommes transis. Rien à voir avec la température d'hier! La chambre bien chauffée est un petit luxe bien accueilli.

Nous en sommes à notre deuxième jours sur trois à Tunis. Nous prenons le rythme plus lent du voyageur sédentaire. Les gens nous reconnaissent dans les cafés et les restos. Ils sont surpris de nous revoir puisque Tunis est souvent une ville où le gens ne passent que quelques heures étant sur le passage des croisières européennes. C'est agréable.


La routine ne me vas pas trop alors je propose un nouveau resto, suggéré par l’hôtel. Nous le trouvons finalement dans une petite ruelle. Il sert de la nourriture tunisienne et je mange un bon Oijia avec calmars. C’est un peu impressionnant, mais délicieux !



Ali Baba à la médina